Fin de la première phase pour le projet de loi «pour une République numérique». Alors que le texte est désormais dans les mains du Parlement (les députés l’examineront dès le 19 janvier), Axelle Lemaire rend publics, ce vendredi, les résultats du questionnaire envoyé aux participants à la consultation en ligne. Reste à savoir si la méthode de «coconstruction» du texte a tenu ses promesses, et pour qui.
Dans une interview, la secrétaire d'Etat chargée du Numérique en tire bien évidemment «un bilan très positif : plus de 130 000 visiteurs sur la plateforme de consultation, plus de 21 000 participants, dont 8 500 qui ont soumis une contribution écrite, c'est vraiment encourageant. Le retour des questionnaires que nous avons envoyés aux inscrits montre qu'une très grande majorité de ceux qui ont répondu ont apprécié la démarche, et seraient prêts à recommencer sur d'autres textes. Le taux d'approbation moyen des articles du projet de loi est de 79 %, cela signifie que les valeurs qu'il véhicule sont, pour une large part, partagées». Et Axelle Lemaire d'avancer que «dans un contexte global de ras-le-bol des électeurs envers la classe politique, d'abstention grandissante, de montée du vote FN, ce type de consultation peut être une des réponses pour renouer le dialogue démocratique. Il y a, dans les retours que nous avons reçus, une forte proportion de jeunes, qui sont en moyenne plus satisfaits que les autres de la méthode, alors même qu'ils sont plus nombreux à peu ou pas voter».
Mais quid des déceptions, beaucoup de propositions plébiscitées par les internautes, comme la reconnaissance des «biens communs numériques» ayant été écartées ? «Je ne voulais pas de passage en force, surtout à la veille des négociations européennes sur la directive sur le droit d'auteur. Ce sujet a soulevé beaucoup d'espoirs, mais on sent que ce n'est pas totalement mûr, juridiquement parlant. La réponse du gouvernement, c'est que le travail doit continuer», botte en touche la secrétaire d'Etat.
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