La police turque a mis au jour ce business, devenu lucratif avec la crise des migrants, et saisi 1 263 de ces gilets. Ils étaient fabriqués dans un atelier du deuxième port du pays avec des matériaux non-flottants et par deux enfants syriens, selon l'AFP. Les gilets étaient ensuite vendus aux réfugiés les plus offrants, qui tentent de joindre l'Europe par la mer, rapporte le Guardian. Un des vendeurs a confié au quotidien britannique qu'il vendait deux ou trois paires de chaussures aux réfugiés, mais entre 100 et 300 gilets par jour. Ils sont griffés «Yamaxa», un mot proche de «Yamaha», marque qui, de son côté, fabrique de vrais gilets de sauvetage (qui coûtent deux fois plus cher). La saisie a eu lieu pendant qu'au moins 36 migrants mourraient noyés durant leur trajet entre la Turquie et la Grèce.
Une usine de faux gilets de sauvetage pour réfugiés a été découverte en début de semaine, à Izmir.
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Publié le 07/01/2016 à 18h51
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