«Chaque jour, deux Aylan», titrait Libération en une, le 5 novembre, avec la photo d'un enfant inerte sur la grève, une bouée de plage à ses côtés, en écho à celle d'Aylan Shenu, Syrien de 3 ans mort noyé le 2 septembre, dont l'histoire avait ému le monde entier. Vendredi, ce sont «vingt Aylan» qui ont péri en mer Egée, lors d'une des journées les plus noires depuis que des centaines de milliers de personnes affluent en Europe pour chercher refuge depuis l'Afghanistan, la Syrie, l'Irak, l'Erythrée ou encore la Libye. Au total, au moins 43 personnes se sont noyées entre les côtes turques et grecques vendredi. La veille, ce sont 12 migrants qui perdaient la vie après avoir embarqué à Izmir (Turquie) à destination des îles grecques, situées à quelques kilomètres. En janvier, 1 million de réfugiés sont arrivés en Europe, empruntant pour la plupart les voies maritimes. Rien que vendredi, les gardes-côtes italiens ont secouru près de 1 000 personnes en difficulté venues de Libye. Le Premier ministre turc a assuré vendredi à Berlin, lors d'une rencontre avec Angela Merkel, que «la Turquie [allait] tout faire pour réduire le nombre de réfugiés». En contrepartie, l'obligation d'avoir un visa pour les Turcs souhaitant se rendre dans l'espace Schengen pourrait être supprimée «d'ici à octobre».
Migrants : journée noire en mer Egée
Publié le 22/01/2016 à 19h51
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