A 9h15, mardi, le niveau d’alerte est passé à 4, soit le niveau maximal, et ce, dans toute la Belgique. Aussitôt, les métros, les bus, les tramways, les Thalys et les Eurostar ont cessé de circuler, les gares ont été fermées, les sorties scolaires annulées. Plusieurs magasins du centre-ville de Bruxelles ont préféré baisser leur rideau de fer. C’est la seconde fois que le niveau 4 est déclenché à Bruxelles : du 21 au 26 novembre, la ville avait vécu un véritable couvre-feu, le gouvernement fédéral belge redoutant une réplique des attentats de Paris. Mais cette fois-ci, il n’était pas question de fermer toutes les administrations et de paralyser les transports publics. L’objectif est de renforcer la surveillance en mobilisant au maximum les forces de police et l’armée. Le niveau 4 proclamé en novembre était pour le moins curieux : il se limitait à la région de Bruxelles-Capitale et à ses dix-neuf communes (ainsi qu’à la commune flamande de Vilvorde, un des hauts lieux de l’intégrisme musulman flamand). En revanche, tout le reste de la périphérie flamande de Bruxelles était resté au niveau 3, bien moins paralysant, et en particulier la commune de Zaventem où se situe l’aéroport international de Bruxelles. Pourquoi une telle exclusion alors qu’un aéroport, comme vient de le prouver l’attentat de mardi, est une cible de choix ? Si la menace d’un attentat majeur était déjà avérée en novembre, l’exclusion de l’aéroport resterait un mystère.
Bruxelles-Zaventem : l’aéroport n’était pas au niveau d’alerte maximum
Publié le 22/03/2016 à 20h31
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus