«L'armée a découvert hier un charnier comprenant les restes humains de 24 civils, dont trois enfants, et de 18 militaires», a indiqué à l'AFP samedi une source militaire syrienne.
Selon elle, les victimes – «des soldats et miliciens prorégime ainsi que des membres de leurs familles» – ont été soit «décapitées soit fusillées» par les jihadistes qui ont contrôlé la ville pendant dix mois. Leurs dépouilles «ont été transportées vers l'hôpital militaire de Homs et certaines ont été identifiées», a-t-elle ajouté.
D’après la source militaire et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), il s’agit de dépouilles d’officiers et de membres de leurs familles exécutés par le groupe extrémiste après l’entrée en mai 2015 de l’EI dans la ville.
«Au moins 280 personnes» exécutées à Palmyre
Le 27 mars, au terme d’une offensive de 20 jours, l’armée syrienne appuyée par des miliciens prorégime et la puissante aviation russe a chassé les jihadistes de Palmyre, située dans la province centrale de Homs.
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La cité, surnommée «la Perle du désert», est connue dans le monde entier pour ses trésors archéologiques inestimables dont une partie ont été détruits par l’EI. Les jihadistes s’en étaient emparés le 23 mai 2015.
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Malgré les horreurs de la guerre en Syrie qui a fait plus de 270.000 morts depuis mars 2011, les annonces de découvertes de charniers sont rares dans ce pays. Pourtant, «l'EI a exécuté en totalité au moins 280 personnes durant son occupation de Palmyre», a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.
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