Lassés, vidés, KO debout, les Argentins n'ont pas réagi à l'apparition de leur président, Mauricio Macri, chantre autoproclamé de la lutte anticorruption, en tête de liste des Panama Papers. Son nom ainsi que celui de son père figurent dans les registres de deux sociétés, domiciliées à Panama et aux Bahamas, qui n'apparaissent nulle part sur ses déclarations d'impôts. Le Président s'est expliqué à la télé, arguant que s'il avait bien été enregistré comme vice-président de la première société, il ne possédait aucune participation au capital et n'en avait jamais touché de dividende. Il n'aurait donc pas été tenu de le déclarer. «En quarante ans de carrière, je n'ai jamais vu de société offshore qui fonctionne normalement ou qui paie tous ses impôts», assène l'ancien directeur de l'Inspection générale de la justice, Ricardo Nissen.
Vice-président d’une société offshore, Macri déçoit les Argentins
Publié le 06/04/2016 à 20h01
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus