La confusion règne à nouveau à Tripoli. Arrivé le 30 mars dans la capitale libyenne, Fayez al-Sarraj, Premier ministre du nouveau gouvernement d’union nationale soutenu par l’ONU, semblait à même d’imposer un nouveau pouvoir. Il avait reçu le soutien des institutions et de la plupart des milices. Mardi, un communiqué publié sur le site du ministère de la Justice annonçait que le précédent gouvernement de Tripoli cessait ses fonctions et ralliait le gouvernement d’union. La population se prenait à espérer une amélioration de la sécurité et de l’économie. Mais mercredi, Khalifa Gweil, le chef du gouvernement de Tripoli, déclarait à l’inverse qu’il refusait de partir et demandait à ses ministres de ne pas quitter leur poste. Pas sûr, toutefois, qu’il parvienne à se maintenir, le gouvernement d’union ayant déjà ordonné aux institutions et ministères d’utiliser son logo. Il a aussi exigé d’eux qu’ils lui soumettent toutes les dépenses, dont celles qui alimentent les milices. Il devra également convaincre le Parlement actif dans l’est du pays, jusque-là le seul reconnu par la communauté internationale. Ses responsables n’ont fait aucune déclaration depuis l’arrivée surprise du Premier ministre Al-Sarraj à Tripoli, qui n’a toujours pas quitté la base navale d’Abou Sitta, sur le front de mer de la capitale libyenne.
Un gouvernement d’union nationale en suspens
ParLuc Mathieu
Publié le 07/04/2016 à 19h11
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