Cinq migrants, dont un enfant, se sont noyés ce samedi matin en mer Egée au large de l’île grecque de Samos, quand leur embarcation venue des côtes turques a chaviré.
«Au total, cinq personnes sont saines et sauves, quatre sont portées disparues mais cinq ont péri : un enfant et quatre femmes, lors du naufrage de leur embarcation en plastique de 3,5 mètres de long», a indiqué à l'AFP une responsable de ce service.
L’enfant a succombé à ses blessures à bord d’un bateau de l’Agence de la surveillance des frontières européennes (Frontex) après avoir été récupéré par l’équipage avec cinq autres survivants, comme les corps des quatre autre victimes, a précisé cette source.
Des recherches étaient en cours pour retrouver quatre autres personnes portées disparues qui se trouvaient sur le bateau naufragé selon des déclarations des survivants.
Ce naufrage serait le premier survenu dans les eaux grecques en Egée depuis le récent accord entre l’Union européenne (UE), qui oblige la Grèce de renvoyer en Turquie tout migrant sans papiers arrivé sur son territoire après le 20 mars, y compris les demandeurs d’asile si leur demande a été rejetée par les autorités grecques.
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Malgré les tentatives de l’UE de dissuader les migrants de venir en Europe, les arrivées en Grèce des migrants ainsi que les naufrages, dont les enfants sont souvent les victimes, se sont poursuivis depuis le début de l’année.
Selon les statistiques de l’organisation internationale pour les migrations (OIM), publiées vendredi, plus de 150 000 personnes sont arrivées en Grèce en provenance de Turquie depuis le 1er janvier dont la majorité étaient des Syriens. 366 ont péri en route.
Deux enfants par jour morts noyés
Le dernier naufrage dans les eaux grecques en mer Egée a eu lieu le 14 mars, à l’issue duquel huit personnes étaient portées disparues au large de l’île de Kos.
Toutefois, le nombre de naufrages dans les eaux grecques s’est réduit en mars par rapport aux mois de janvier ou février. Ces dernier temps en effet, les bateaux des gardes côtes grecques et ceux de Frontex patrouillent quotidiennement au large, et ramènent sur les côtes des îles les migrants qui arrivent à bord d’embarcations de fortune par les côtes proches turques, afin de prévenir les accidents.
Un rapport du Haut commissariat des réfugiés publié à la mi-février a relevé qu'«en moyenne, deux enfants par jour sont morts noyés depuis septembre 2015, lors de la tentative de traversée de l'est de la Méditerranée par leurs familles (pour gagner l'Europe), et le nombre de décès d'enfants continue de croître».
Depuis septembre dernier, «quand la mort tragique du jeune enfant kurde, Aylan, avait ému le monde entier, plus de 340 enfants – dont nombre d'entre eux étaient des bébés et de très jeunes enfants – sont morts noyés dans l'est de la Méditerranée», souligne ce rapport.




