Le cinéaste belge Lucas Belvaux met Yvan Attal à rude épreuve dans une histoire d’enlèvement de PDG bling-bling.
Ce qu'en a pensé Libé à sa sortie : «Pas une fois, Lucas Belvaux ne lâche la bride à son personnage, ni à l'acteur qui fait corps avec lui. Il le regarde se débattre, endurer, encaisser un tournage dur. Et, surtout, il filme avec minutie la façon dont Attal, hirsute, décavé, tenant là son meilleur rôle, va pouvoir, envers et contre tout, sauver la chemise de ce personnage : Stanislas Graff, un baron Empain version 2.0. Un baron people, fringant capitaine d'industrie des années Sarkozy, un baron jet-set, un héritier bling-bling, roi fainéant et pas super capable, mis de droit divin à la tête d'un groupe que ses conseillers dirigent à sa place, et qui dilapide ce qui reste de fortune à rassasier ses vices. En geôle, le PDG change d'allure, se fait Christ, dehors, il est un otage qui perd la face. Et perdre ou ne pas perdre la face est la véritable question qui traverse ce film. Ne pas se fier aux traits propres au film noir sous lesquels il avance. Ce sont les réactions en chaîne d'une société froidement et uniquement basée sur l'image (que l'on «gère» comme le reste) qui, profondément, inquiète.»




