Le projet d'un gouvernement d'union nationale en Tunisie, lancé début juin par le président Béji Caïd Essebsi, est menacé d'enlisement au risque de fragiliser davantage la jeune démocratie, en pleine crise économique et sécuritaire. Pour tenter de garder le processus sur les rails, le chef de l'Etat a reçu, mercredi, la plupart des protagonistes, et assuré qu'un dénouement interviendrait «avant l'Aïd» (début juillet). Il a aussi annoncé la mise en place d'un «comité» pour favoriser la réussite du projet. Mais le syndicat UGTT et le patronat Utica, qui ont reçu le Nobel de la paix 2015, refusent d'entrer au gouvernement. Le parti islamiste Ennahdha, lui, veut peser de tout son poids, tandis que la formation du président, Nidaa Tounes, veut un Premier ministre à sa couleur.
Béji Caïd Essebsi «Il y a un diagnostic de la situation en Tunisie, et nous sommes d’accord qu’elle ne peut pas continuer.»
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Publié le 15/06/2016 à 20h51
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