Sa femme, l'historienne Eliza Reid, lui a-t-elle chanté au réveil «happy birthday, mister president» ? On lui souhaite tant c'était l'occasion ou jamais. Ce dimanche, jour de ses 48 ans, Gudni Johannesson s'est réveillé dans la peau du nouveau président de l'Islande, élu la veille avec 39,1 % des voix, à l'issue d'un scrutin en un seul tour. Depuis l'annonce de sa candidature début mai, tous les sondeurs le voyaient loin devant ses huit rivaux. Le voilà qui succède à Olafur Ragnar Grimsson, 73 ans, dont vingt comme chef d'Etat. Dans cette démocratie parlementaire, le rôle du président est protocolaire, hors la possibilité d'initier des référendums. Et, pour parachever l'affaire, celui qui a traduit quatre livres de Stephen King affiche un style du genre lisse et consensuel. Après avoir étudié à Oxford et à Londres, cet historien a passé l'essentiel de sa vie dans les amphis et les biblis, jusqu'à cette décision de se porter candidat en jouant la carte de la virginité politique. Un vrai atout tant le scandale des «Panama Papers», dans lequel la classe dirigeante a trempé, a laissé un goût de cendres dans la bouche des Islandais. Hostile à une adhésion à l'Union européenne, Johannesson est en phase avec l'euroscepticisme de la majorité des Islandais. C.Ma.
En Islande, un historien élu président
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Publié le 26/06/2016 à 20h01
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