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Libération

Trump confirme sa ligne dure sur l’immigration

ParFrédéric Autran
(à New York)
Publié le 01/09/2016 à 20h31

Ces deux dernières semaines, Donald Trump et son entourage promettaient un grand discours détaillé pour clarifier les positions du candidat. Chose faite mercredi, pendant une heure et quart, à Phoenix (Arizona). Trump a promis de «sauver l'Amérique» et d'y ramener prospérité et sécurité en bâtissant un mur géant avec le Mexique, en expulsant les immigrés clandestins et en durcissant les conditions d'accès au pays. «Le Mexique paiera pour le mur, croyez-moi, à 100 %», a-t-il ajouté. Sur Twitter, le président mexicain, Enrique Peña Nieto, assure pourtant avoir indiqué à Trump lors de sa visite à Mexico plus tôt dans la journée que «le Mexique ne paierait pas pour le mur».

Le magnat de l'immobilier a également affirmé qu'il n'y aurait aucune possibilité de régularisation pour les onze millions d'illégaux vivant aux Etats-Unis. Il promet d'expulser, «dès la première heure», au moins deux millions de clandestins «criminels», et d'annuler les décrets de régularisation de Barack Obama.

L'égérie ultraconservatrice Ann Coulter a estimé que Trump avait livré là «le discours le plus splendide» de l'histoire. Un discours qui pourrait toutefois ruiner ses derniers espoirs de conquérir la Maison Blanche. «Si l'objectif était d'élargir sa base, je pense que c'est un échec. Les électeurs hispaniques n'ont sûrement pas été convaincus, pas plus que les électeurs blancs diplômés des banlieues qui fuient Donald Trump, a commenté sur CNN David Axelrod, ancien conseiller d'Obama. Selon une enquête du Pew Center, 61 % des Américains sont opposés à la construction du mur. Et un sondage Gallup montre qu'ils sont 65 % à être favorables à une régularisation sous conditions des migrants illégaux. Seuls 19 % souhaitent leur expulsion.

Lire aussi pages 14-15.

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