Menu
Libération

Coopération atomique avec la France

Par
Frédéric Bresc
Publié le 28/09/2016 à 19h51

En 1956, lors de la crise de Suez, Pérès est directeur général du ministère de la Défense. Afin de bénéficier des avancées nucléaires françaises qui permettront à l’Etat hébreu de développer la bombe A, il va profiter d’une situation très favorable : des socialistes proches des idéaux de la gauche israélienne sont au pouvoir à Paris. C’est dans un pavillon de Sèvres qu’il va mener des négociations secrètes avec Guy Mollet, le président du Conseil, et son ministre de la Défense. Il dénoue chaque point de blocage. Les Français ne peuvent donner l’uranium ? Qu’il soit prêté, suggère Pérès. Ces liens entraîneront la livraison d’un réacteur permettant la production de plutonium et son traitement, puis une coopération entre industriels de la filière.

Dans la même rubrique