provoqué par des affrontements avec la police en marge d’un festival traditionnel. Des dizaines de milliers de membres de l’ethnie oromo s’étaient rassemblés sur les bords du lac Harsadi pour assister à la cérémonie de l’Irreecha, qui marque la fin de la saison des pluies. Ils ont manifesté pacifiquement leur hostilité au gouvernement en brandissant leurs bras croisés au-dessus de la tête, geste devenu le symbole de la contestation des Oromo. Mais la cérémonie a dégénéré quand des dirigeants oromo affiliés au gouvernement ont été pris à partie. La police a répliqué à coups de bâtons et de gaz lacrymogènes, déclenchant un mouvement de panique. L’opposition accuse les forces de sécurité d’avoir tiré à balles réelles, mais les journalistes de l’AFP n’ont trouvé aucun témoin, ni élément permettant de confirmer cette version.
Au moins 58 Ethiopiens ont trouvé la mort, dimanche, dans un mouvement de foule
ParCélian Macé
Publié le 03/10/2016 à 20h51
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