Outre ses lourds enjeux symbolique et militaire, la bataille de Mossoul soulève l'épineuse question du sort des jihadistes européens qui s'y trouvent retranchés. Selon les services de renseignement occidentaux, quelque 5 000 jihadistes s'apprêteraient à défendre leur bastion irakien. Parmi eux, 250 Français, dont quelques dizaines de femmes et d'enfants. La France ne disposant pas de convention juridique avec l'Irak, des imbroglios diplomatiques pourraient rapidement naître en cas d'arrestation, voire - mais cela paraît hautement improbable - de reddition. Mardi, François Hollande a appelé à la «vigilance face au retour des combattants étrangers» de l'Etat islamique dans leurs pays d'origine. Le Président sait tout du risque d'attentat encouru si les chancelleries venaient à tâtonner. Avec la Turquie, plusieurs mois de discussion avaient été nécessaires pour baliser le parcours des revenants : rétention sur le sol turc, remise à la France sous bonne surveillance et incarcération quasi-systématique.
En France, la crainte d’un retour de flammes
Publié le 27/10/2016 à 19h06
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