Meng Hongwei a été élu jeudi à la présidence d'Interpol, organisation, basée à Lyon, qui permet notamment de favoriser les échanges entre les polices de ses 190 pays membres. C'est une décision potentiellement controversée en raison de la campagne chinoise pour traquer des fugitifs à l'étranger. Vice-ministre chinois de la Sécurité publique, Meng Hongwei a été choisi pour succéder à la patronne de la police judiciaire française, Mireille Ballestrazzi. «Cette nomination est inquiétante, car la Chine a longtemps utilisé […] Interpol pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l'étranger», a déclaré à l'AFP William Nee, spécialiste de la Chine à Amnesty International. Elle pourrait faciliter les efforts de la Chine pour traquer ceux qu'elle soupçonne de corruption ou d'infractions à caractère économique et réfugiés à l'étranger. Depuis son arrivée au pouvoir fin 2012, le président Xi Jinping a engagé une campagne anticorruption, soupçonnée par certains observateurs de servir de purge déguisée au sein même du Parti communiste chinois.
Un Chinois devient le patron d’Interpol
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Publié le 10/11/2016 à 20h46
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