Vladimir Poutine lui-même a annoncé la trêve, confirmée par Damas, Ankara, la Coalition nationale syrienne et l’Armée syrienne libre (ASL). La Russie et la Turquie, parrains respectifs de Bachar al-Assad et de l’opposition, ont négocié ce cessez-le-feu sans passer par l’ONU, et en court-circuitant les Etats-Unis. Mais, comme lors des précédentes trêves, l’écueil pourrait résider dans son périmètre d’application. De l’avis général, l’Etat islamique en est exclu. Mais qu’en sera-t-il du Fateh al-Cham (proche d’Al-Qaeda), implanté autour d’Idlib ? Damas a annoncé que le groupe jihadiste n’était pas concerné par la trêve. Pourtant, l’ASL affirme le contraire. La même question se pose pour le PYD : la rébellion assure que l’organisation kurde n’est pas partie prenante du cessez-le-feu. Ce qui laisserait à Ankara les coudées franches pour l’affronter dans le nord, mais pourrait agacer Washington.
Les armes devaient se taire jeudi, à minuit.
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Publié le 29/12/2016 à 20h26
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