En 2015, accusée de laisser-aller communautaire et d'incurie policière, la Belgique avait été réduite médiatiquement à une base arrière jihadiste - Molenbeek devenant le quartier le plus célèbre de Bruxelles. Mais le 22 mars, le plat pays passe du statut bouc émissaire sécuritaire à victime du terrorisme globalisé. La capitale belge fait face à sa première attaque d'ampleur revendiquée par l'Etat islamique : une double explosion dans l'aéroport de Zaventem, puis dans une rame de métro proche des institutions européennes. Trente-deux morts, 340 blessés et l'expérience du traumatisme national - même si plusieurs attaques (Musée juif en 2014, train Thalys en 2015) avaient déjà rendu la menace palpable. L'Allemagne, elle, subit tout au long de l'année une série d'actes isolés et miraculeusement peu meurtriers, galvanisant l'extrême droite qui voit la conséquence de la politique d'accueil des réfugiés de Merkel. Le pire est évité, jusqu'au 19 décembre. Ce jour-là, un camion fonce sur le marché de Noël de la Breitscheidplatz, à Berlin, un mode opératoire déjà vu à Nice. Douze morts, des dizaines de blessés. Les deux poumons de l'Union européenne portent à leur tour les cicatrices du terrorisme.
Bruxelles, Berlin/ Chaos à l’aéroport et au marché
Publié le 30/12/2016 à 17h17
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