Avril 1917. Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, n'est pas seul à embarquer dans le train qui va le ramener à Saint-Pétersbourg. A ses côtés, il y a Nadya, son épouse. Elle a partagé son exil en Suisse ; observé les coups de blues fréquents de son mari. « Nous, les vieux, nous ne verrons peut-être pas les luttes décisives de la révolution imminente», déclarait-il désabusé en janvier à de jeunes socialistes. Voir son mari tourner en rond dans leur petit appartement zurichois lui rappelle une visite au zoo de Londres. Le couple avait longuement regardé un loup blanc. «Ours, lions tigres, tous les animaux s'habituent à leur cage, sauf le loup blanc du nord de la Russie, qui tape sa tête contre les barreaux», leur avait dit le gardien. Et Nadya avait alors pensé à Vladimir. Une scène que Thomas Dworzak, photographe à l'agence Magnum qui retrace pour Libération le voyage de retour de Lénine, évoque ici au zoo de Zurich. Photo Thomas Dworzak. Magnum photos
Il y a cent ans, Lénine comme un loup blanc
Publié le 09/04/2017 à 20h16
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