Connu pour ses costumes à rayures et son fameux tatouage de Nixon dans le dos, Roger Stone, doit à son tour faire face aux questions des enquêteurs. En octobre déjà, John Podesta, le directeur de campagne de Clinton dont les mails avaient été piratés et publiés par WikiLeaks, l'accusait de connaître à l'avance les agissements du site fondé par Julian Assange. La preuve ? Un tweet du 21 août 2016 dans lequel Stone prévient, peu de temps avant la publication des mails du directeur de campagne, que ce sera bientôt «au tour de Podesta d'être dans le pétrin». Stone récidive le 2 octobre en tweetant un mystérieux «Mercredi, Hillary Clinton est finie. #Wikileaks», laissant à nouveau supposer qu'il savait que WikiLeaks allait torpiller la campagne de la démocrate. Selon des révélations de The Smoking Gun, une plateforme de transmission sécurisée de documents, Stone aurait communiqué en août sur Twitter avec Guccifer 2.0, un hacker soupçonné d'être derrière les piratages. «Un échange bref et innocent», se justifie Stone, qui publiera lui-même les captures d'écran de ses conversations. Pour lui, la date de ces discussions le disculpe de toute collusion, les mails démocrates ayant été divulgués bien avant. Le New York Times note que Stone a, depuis, fait appel à deux avocats pour le représenter. Sait-on jamais…
Roger Stone, le vieux copain
Publié le 10/05/2017 à 20h36
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