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Libération

Japon : au Nord, c’était les coraux

Publié le 19/07/2017 à 19h56

Les coraux les plus septentrionaux du monde, situés au Japon, jusqu’ici épargnés par le blanchissement, sont à leur tour touchés par ce phénomène lié au réchauffement climatique, selon les conclusions d’un chercheur japonais. Avec son équipe, Hiroya Yamano a observé en décembre au large de l’île Tsushima, dans une région tempérée à environ mille kilomètres au sud-ouest de Tokyo, qu’environ 30 % des récifs étaient endommagés.

Les récifs coralliens, qui recouvrent moins de 0,2 % de la surface des océans, abritent 30 % des espèces animales et végétales marines. Ils contribuent à la protection des côtes, à l’alimentation des hommes et à la création d’emplois dans le tourisme.

Dans les zones tropicales, ils endurent des températures au-dessus de la normale depuis 2015. Pour plus de 70 % de ces récifs, ce réchauffement a déjà duré trop longtemps pour éviter un phénomène de blanchiment. Lequel, quand l'eau ne se refroidit pas, mène à la mort des coraux. L'an dernier, les scientifiques ont observé le pire épisode de dégradation jamais subi par la grande barrière de corail australienne, récif de 2 300 kilomètres inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Un espoir est cependant apparu quand l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) a décelé, en juin, des signes de répit après trois années noires. Elle envisage même un arrêt du blanchissement dans les trois bassins océaniques Atlantique, Pacifique et Indien. Une bonne nouvelle pour ces écosystèmes marins fragiles et vitaux pour les océans, et in fine, pour l’homme. Photo Japan’s Institute for Environmental Studies. AFP

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