«Nous sommes débordés», a confessé mardi le président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, qui avait lancé la veille un appel à l'aide à la communauté internationale. La capitale, Freetown, a subi dans la nuit de dimanche à lundi la plus grave catastrophe naturelle de l'histoire du pays. Trois jours de pluies torrentielles ont provoqué des glissements de terrain sur 1,6 hectare. Ces coulées de boue ont englouti et endommagé 300 maisons, tuant plusieurs centaines de personnes. Sur les 300 corps pour l'instant retrouvés, seuls 140 ont été identifiés, selon le Comité international de la Croix-Rouge. Et 600 personnes sont toujours portées disparues. Pour libérer les morgues surchargées, les autorités ont appelé les familles ayant des proches disparus à venir identifier les corps. Jeudi, les enterrements ont débuté dans une commune proche de la capitale, aux côtés des tombes des morts de l'épidémie du virus Ebola. L'ambassade d'Israël au Sénégal a envoyé 20 000 rations alimentaires et les dirigeants sénégalais, guinéen et ivoirien ont annoncé l'envoi d'aide logistique et financière. La Croix-Rouge et l'Union européenne doivent de leur côté débloquer des fonds d'urgence. Alors que les intempéries se poursuivent sur Freetown, le représentant du Programme alimentaire mondial en Sierra Leone craint que «l'urgence actuelle se transforme en une plus grande catastrophe».
Sierra Leone La capitale endeuillée par la pluie
Publié le 17/08/2017 à 20h16
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