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Catalogne

Attentats en Espagne : deux terroristes étaient en France le week-end du 12 août

L'Audi A3 ayant servi à l'attaque menée le 17 août à Cambrils a été flashée dans l'Essonne le week-end précédent. A son bord, deux terroristes de la cellule catalane, dont Younes Abouyaaqoub, le conducteur de la véhicule-bélier ayant frappé Barcelone.

Sur les Ramblas à Barcelone, le 19 août. (Photo Pascal Guyot. AFP)
Publié le 22/08/2017 à 18h29

L'aveu est venu confirmer ce que les enquêteurs catalans pressentaient fortement : Mohamed Houli Chemlal, l'un des quatre suspects interpellés à la suite des attentats perpétrés le 17 août en Catalogne, a déclaré ce mardi au juge que la cellule terroriste «préparait une attaque plus importante». Toutefois, aucune information précise n'a filtré sur les cibles envisagées par le groupe. Samedi, des sources sécuritaires franco-espagnoles affirmaient que deux fourgonnettes chargées de bonbonnes de gaz devaient être projetées sur les Ramblas et contre la Sagrada Familia à Barcelone.

Flashés dans l’Essonne

Les investigations ont également pris, mardi, un sérieux accent français. S'il était connu que l'Audi A3 utilisée par une partie de la cellule pour foncer dans la foule à Cambrils (1 mort et 6 blessés), avait été flashée le 12 août dans l'Essonne, on sait désormais que deux membres du commando étaient à son bord. Parmi eux, Younes Abouyaaqoub, le conducteur du véhicule-bélier ayant frappé Barcelone (14 morts et 120 blessés). L'autre terroriste identifié dans l'Audi faisait partie des assaillants présents à Cambrils.

Les policiers français tentent de déterminer avec précision le programme de cette virée française. Les terroristes ont notamment effectué plusieurs achats dans des grands magasins parisiens. Avant de dormir, le soir, dans un hôtel de Malakoff (Hauts-de-Seine). Le lendemain, la plaque d'immatriculation de l'Audi a été lue successivement dans le Puy-de-Dôme et dans l'Aude, selon BFM TV. Mardi matin, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a concédé sur RMC l'existence de cet aller-retour «extrêmement rapide» entre la France et la Catalogne. Reste à savoir si les jihadistes disposaient de connexions en Ile-de-France.

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