Elle a refusé de venir parler à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies. Et cette absence a de nouveau souligné l'attitude controversée de la prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, qui devait s'exprimer à 10 heures locales au sujet de la crise des Rohingyas. Depuis la nouvelle attaque de l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan, le 25 août, la dame de Rangoun est critiquée pour son déni du massacre qui a jeté sur les routes de l'exode 412 000 personnes fuyant le nettoyage ethnique. «Ceux qui ont fui leurs villages se sont rendus dans d'autres pays de peur d'être arrêtés car ils sont impliqués dans les attaques violentes», a assuré samedi le service de presse d'Aung San Suu Kyi. Après cette déclaration, que peut dire l'ex-championne des droits de l'homme ? Peut-elle se désolidariser à la fois de l'armée birmane qui «nettoie» l'Etat Rakhine et de la population birmane qui n'a jamais toléré les Rohingyas, perçus comme une menace pour la sécurité du pays ? La Lady n'a jamais varié dans son soutien à l'une comme à l'autre.
Aung San Suu Kyi, la fuite dans le déni
Publié le 18/09/2017 à 20h26
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