«Nous sommes, les Allemands, le seul peuple à avoir implanté un mémorial de la honte au cœur de sa capitale.» Cette phrase, lancée par le député Björn Höcke lors d'un rassemblement à Dresde en janvier, a été saluée par son public mais pourrait lui coûter sa place au sein de l'AfD. Le quadragénaire faisait référence au Mémorial de la Shoah à Berlin. Alors leader du parti, Frauke Petry avait demandé son exclusion. Höcke est le principal représentant du courant national-identitaire de la formation d'extrême droite entrée au Bundestag. Partisan des thèses révisionnistes, cet ex-professeur d'histoire au lycée défend la constitution d'«une identité et d'un territoire pangermanique», oubliant l'échec du IIIe Reich et dénonçant la rééducation forcée du peuple allemand après 1945 par les Alliés. L'Allemagne «devrait pratiquer un virage à 180 degrés de sa mémoire», a-t-il aussi déclaré en janvier. Höcke a vu son influence au sein de l'AfD croître entre 2014 et 2016, après son élection comme député du Landtag de Thuringe et sa nomination comme chef du groupe parlementaire de l'AfD. Sous le coup de la procédure d'exclusion du parti lancée par Frauke Petry, il a dû présenter ses excuses et mesurer ses propos durant la campagne. Höcke reste malgré tout populaire auprès de nombreux partisans de l'AfD.
Björn Höcke les identitaires
ParAude Massiot
Publié le 25/09/2017 à 20h27
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