Et si le principal trait de caractère de Donald Trump était sa perpétuelle capacité à choquer ? Nourrie au mensonge, imbibée de racisme et de sexisme, sa campagne électorale aurait pu nous immuniser. Rien n'y fait : l'homme parvient toujours à repousser les limites du pire. Le 12 août, des centaines de suprémacistes blancs, néonazis et fidèles du Ku Klux Klan défilent à Charlottesville (Virginie). Des affrontements éclatent avec des militants antiracistes. Un militant d'extrême droite fonce sur la foule en voiture, tuant une jeune femme. L'Amérique accuse le coup, la classe politique condamne unanimement. A l'exception de Trump, qui déplore des «torts des deux côtés», incapable de dénoncer clairement cette droite extrême qui l'a toujours soutenu. Ces propos ambigus lui valent une rafale de critiques - des politiques de tous bords, des entreprises. Mais ce président est en téflon. Aucun dérapage, aucune insulte, aucun tweet ne semble lui nuire. Pas plus que les témoignages de treize femmes l'accusant d'attouchements sexuels. Depuis l'affaire Weinstein, la parole se libère, des prédateurs célèbres tombent. Trump, lui, continue de passer entre les gouttes.
Charlottesville L’extrême droite trouve du soutien
Publié le 29/12/2017 à 17h36
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