Et Jérusalem redevint le centre du conflit. En cette année d'anniversaires symboliquement contrastés pour l'Etat hébreu (centenaire de la déclaration du Balfour où l'Empire britannique entérina l'idéal sioniste d'un «foyer juif en Palestine» ; demi-siècle d'occupation de la Cisjordanie), Donald Trump vient corser le millésime. En reconnaissant la ville «trois fois sainte» comme capitale d'Israël le 6 décembre, malgré un coryphée planétaire horrifié de le voir toucher au statut si inflammable de la ville, le président américain craque une allumette pour contenter une poignée de donateurs et quelques millions d'évangéliques américains. Sans oublier Benyamin Nétanyahou, alors sous la pression des religieux de sa très droitière coalition et sous le coup de deux enquêtes pour corruption, qui se refait là une santé en patriote face à la communauté internationale outragée. Les conséquences ? Le raïs palestinien, Mahmoud Abbas, humilié et le «deal ultime» trumpiste pour la paix mort-né. Pas encore de flambée de violence, mais des manifestations, bien que mineures, réprimées sans remords dans les Territoires, engendrant son lot journalier de clichés choc, et des roquettes lancées chaque soir de Gaza en direction d'Israël suivies de l'inévitable riposte de Tsahal. Images familières à l'issue toujours incertaine.
Israël-Palestine Jérusalem de nouveau sous les projecteurs
Publié le 29/12/2017 à 17h36
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