17 morts, 156 blessés et plus de 500 arrestations, dont 17 prêtres et trois religieuses : dans une interview à Libération, Paul Nsapu, secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), dresse le bilan de la répression des marches organisées dimanche dans toute la république démocratique du Congo (RDC) par l'Eglise catholique. Avec un seul objectif : exiger le départ de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et accusé de retarder les élections. «On a assisté à des scènes d'une violence inouïe : des églises profanées, attaquées à coups de gaz lacrymogène pour empêcher les fidèles de sortir manifester après la messe», témoigne ce militant basé à Paris et originaire de RDC. «D'autres manifestations auront lieu, c'est déjà prévu. […] Le comité des laïcs catholiques qui chapeaute le mouvement est la tête de proue d'un peuple qui a soif de démocratie et de liberté.» Et ce militant d'appeler Macron «à [le] soutenir» au lieu de ménager Kabila et les futurs contrats de Total en RDC.
Paul Nsapu : «Il y aurait 17 morts. Tous à Kinshasa, tous tués par des tirs à balles réelles.»
Paul Nsapu, secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH),
Publié le 23/01/2018 à 20h56
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