Son nom ne figurera pas sur les bulletins de vote, alors qu'il a mené une campagne aussi effrénée qu'efficace depuis de longs mois à travers tout le pays, en mobilisant des centaines de volontaires et attirant des milliers de sympathisants. Pour prouver que le blogueur anticorruption ne représentait aucune menace réelle, les autorités russes lui ont systématiquement barré le chemin des urnes. Son Parti du progrès n'a jamais pu s'enregistrer, la Commission électorale centrale a rejeté sa candidature le 25 décembre, sous prétexte que son casier judiciaire n'est pas vierge, et ses équipes sont soumises à une pression constante, physique comme psychologique. Les locaux de sa campagne ont été perquisitionnés et les comptes en banque servant au crowdfunding bloqués, avant même qu'une décision judiciaire n'ait été formulée. Mais Navalny ne désarme pas et appelle à une «grève des électeurs».
Alexeï Navalny hors-jeu
Publié le 25/01/2018 à 20h26
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