«SMI» («médias» en russe). #SMIToo est la forme amoindrie que pourrait prendre le mouvement #MeToo en Russie, jusqu'ici restée hors de la vague mondiale de dénonciation du harcèlement sexuel. Plusieurs médias russes ont décidé de boycotter le Parlement, en signe de solidarité avec trois journalistes- de BBC Russia, Dojd et RTVi - qui ont accusé publiquement le député Leonid Sloutski, président de la commission des Affaires étrangères, de harcèlement sexuel. Mercredi, la commission pour l'éthique parlementaire a décidé, après ce qui ressemblait à une séance d'humiliation publique de deux des plaignantes, que le député Sloutski n'avait rien à se reprocher, soulignant que les accusations de ces représentantes de médias non alignés étaient tombées, comme par hasard, juste avant la présidentielle. Quant à savoir si on a le droit de «toucher le pubis des journalistes» (l'une des accusations), le président de la commission «n'en a pas la moindre idée». En riposte, une trentaine de médias ont décidé de limiter leur travail avec la Douma ou avec Sloutski. Certains ont appelé à la démission du député. Les chaînes de télé fédérales ont passé le sujet sous silence. Et le Kremlin refuse tout commentaire.
#SMIToo
Publié le 23/03/2018 à 21h06
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