Plus de 80 jours après les élections du 4 mars et au lendemain du renoncement de Giuseppe Conte, qui était soutenu par la Ligue et les Cinq Etoiles (M5S), le chef de l'Etat, Sergio Mattarella, a convoqué dès lundi midi l'économiste Carlo Cottarelli pour le charger de former un gouvernement de transition. Agé de 64 ans, cet ancien dirigeant du Fonds monétaire international, surnommé «Monsieur ciseaux» pour avoir été chargé de coupes dans les dépenses publiques inutiles avant d'être remercié par Matteo Renzi, a annoncé que son mandat était provisoire : «Si j'obtiens la confiance, le Parlement sera dissous après le vote de la loi de finances 2019 et les élections auront lieu au début de l'année prochaine. Si je ne l'obtiens pas, mon gouvernement démissionnera immédiatement et les élections auront lieu après le mois d'août.» La Ligue et le M5S, qui avaient pourtant envisagé d'intégrer Cottarelli dans un futur gouvernement, sont déjà en campagne électorale dans un pays désormais divisé autour de la figure du président de la République, qui a refusé dimanche de nommer un ministre des Finances anti-euro et conduit au renoncement de Giuseppe Conte (lire ci-contre). Les maires lombards de la Ligue ont retiré sa photo des municipalités : «Il ne nous représente plus.» Luigi Di Maio, le chef des Cinq Etoiles, crie lui aussi au vol du suffrage démocratique, appelle à «l'impeachment» du chef de l'Etat et à une grande marche de protestation à Rome le 2 juin, à l'occasion de la fête de la République.
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Italie : un ancien du FMI aux manettes
Publié le 28/05/2018 à 20h36
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