La Commission européenne a proposé lundi des mesures concrètes pour limiter la pollution plastique des mers, océans et rivières. Elles ciblent 10 produits à usage unique. Certains seront tout simplement interdits quand il existe des solutions de remplacement peu coûteuses. Sont visés : bâtonnets de coton-tige, couverts, assiettes, pailles, touillettes pour boissons et tiges pour ballons en plastique. C es articles devront désormais être produits uniquement à partir de matériaux plus durables . Quant aux récipients pour boissons à usage unique fabriqués à partir de plastique, comme les bouteilles, ils ne pourront être vendus que si leurs bouchons et couvercles sont attachés au récipient.
En ce qui concerne les autres objets en plastique qui ne possèdent pas encore d'alternatives abordables, les citoyens européens sont appelés à en réduire leur utilisation. Pour cela, chaque Etat membre pourra fixer des objectifs nationaux de diminution ou «proposer des produits de substitution aux points de vente ou faire en sorte qu'aucun produit en plastique à usage unique ne puisse être fourni gratuitement», appelle Bruxelles.
L’industrie du plastique devra fournir des efforts. Les fabricants devront payer une partie des coûts de gestion et de nettoyage des déchets, ainsi que ceux des campagnes de sensibilisation sur des produits comme les sachets de chips, de sucrerie, les gobelets et les mégots de cigarette. La Commission fixe aussi un objectif de collecte de 90 % des bouteilles pour boissons à usage unique en plastique d’ici à 2025 et encourage les Etats membres à mettre en place des systèmes de consigne.
Les mesures prévoient un nouvel étiquetage «clair et normalisé indiquant le mode d'élimination des déchets, les effets néfastes du produit sur l'environnement et la présence de matières plastiques dans les produits», sur les serviettes hygiéniques, les lingettes humides et les ballons. Ces mesures doivent désormais être transmises au Parlement européen et au Conseil pour être adoptées.




