Avant la guerre, Manbij n'était qu'une petite ville du nord de la Syrie. Depuis l'été 2016 et la défaite des jihadistes de l'Etat islamique, chassés par des combattants kurdes et arabes, elle incarne la complexité d'un conflit où des forces locales et étrangères se toisent au risque de basculer dans un affrontement généralisé. A Manbij, les soldats américains ne sont qu'à quelques kilomètres des premières positions turques. Jusqu'à présent, en cas d'offensive d'Erdogan, soit ils lâchaient leurs alliés kurdes, soit ils combattaient la Turquie, membre de l'Otan comme eux. La situation s'est un peu simplifiée mardi, lorsque les combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) ont annoncé dans un communiqué qu'ils se retiraient de la ville. «Ce n'est pas un retrait massif. Il ne restait que quelques hommes au sein du conseil militaire. L'essentiel des combattants était parti à la fin 2016», explique Khaled Issa, représentant en France du Rojava, la région kurde syrienne. «Nous ne pouvons pas laisser une région ou une ville aux mains d'une organisation terroriste», a affirmé le ministre turc des Affaires étrangères. «Si on laisse faire les Turcs, ils vont contrôler Damas», rétorque Khaled Issa.
Syrie Les Kurdes se retirent de Manbij
ParLuc Mathieu
Publié le 05/06/2018 à 20h26
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