«J'aime beaucoup le Royaume-Uni, j'y possède beaucoup de maisons, partout», a rappelé jeudi Donald Trump, en marge du sommet de l'Otan à Bruxelles, avant de s'envoler pour Londres. Si le président américain estime que «les Britanniques [l]'aiment beaucoup», des dizaines de milliers de personnes devaient protester contre sa visite, jeudi et vendredi, dans diverses régions du royaume. «Il y aura peut-être des manifestations, mais je crois que les gens du Royaume-Uni […] sont extrêmement d'accord avec moi sur l'immigration et je pense que c'est pour ça que vous avez eu le Brexit», a-t-il dit. Avant de s'immiscer dans les affaires intérieures de ses hôtes : «J'ai beaucoup lu sur le Brexit ces derniers jours et il a l'air de tourner un peu différemment dans la mesure où ils ont l'air de se réengager, au moins partiellement, avec l'UE», a-t-il regretté. Après avoir atterri en début d'après-midi à l'aéroport de Stansted, au nord de Londres, Donald et Melania Trump, aux mines renfrognées, ont été embarqués en hélicoptère vers Winfield House, la somptueuse résidence de l'ambassadeur américain.
Dans la soirée, Trump devait être reçu par Theresa May pour un dîner de gala à Blenheim Palace, la résidence de naissance de Churchill à Oxford, où des manifestants devaient se faire entendre de loin. Leurs entretiens «de travail» sont prévus ce vendredi, avant une tasse de thé avec la reine Elizabeth II au château de Windsor. Et deux jours de visite privée en Ecosse, pour jouer au golf.




