C'est le pari politico-météorologique de Theresa May : que le soleil du Var, où les températures ont frôlé les 40 ° C cette semaine, assouplisse la position d'Emmanuel Macron sur le Brexit et les conditions de sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. La Première ministre britannique a écourté sa semaine de vacances en Toscane pour faire une escale au fort de Brégançon, la résidence présidentielle française dans le Var, dans l'espoir de convaincre le chef de l'Etat de faire quelques concessions à Londres, à l'heure où son gouvernement traverse crise sur crise à cause du Brexit. Mi-juillet, le Royaume-Uni a transmis à Bruxelles son livre blanc sur ses futures relations avec l'UE. Les propositions ont été accueillies avec scepticisme voire fraîcheur, notamment sur la question de la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord et les modalités douanières. «Qu'Emmanuel Macron se voit expliquer le contenu de la position britannique, la situation politique actuelle et le travail du gouvernement de Theresa May n'est pas illégitime, fait-on valoir à l'Elysée à la veille de cette réunion de travail qui devrait durer deux heures. Mais cela ne veut pas dire qu'on fait une négociation sur un coin de table à deux.» La France, qui fait partie des pays les plus fermes sur le Brexit, veille en effet à respecter les formes européennes et à laisser la prééminence au négociateur en chef, Michel Barnier, qui agit au nom des Vingt-Sept.
Theresa May Le Brexit s’invite au fort de Brégançon
Publié le 02/08/2018 à 20h46
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