Le Visa d'or de la Presse quotidienne du Festival international de photojournalisme de Perpignan (Visa pour l'image) a été décerné mercredi au très talentueux Sergey Ponomarev. Pendant un mois, du 14 juin au 15 juillet, le photographe russe a sillonné la Russie pour Libération, qui lui avait donné carte blanche pour nous livrer son propre regard sur un pays enivré par la Coupe du monde de football. De Moscou à Rostov-sur-le-Don, de Saint-Pétersbourg à Volgograd, Ponomarev a capturé quotidiennement la Russie vivant à l'heure du foot, dans les stades et surtout en dehors. Scènes de liesse et de fraternisation dans les rues de Moscou, anxiété des supporteurs dans les fanzones, quiétude des arrière-cours et des campagnes qui semblaient intouchées par la fièvre footballistique, Ponomarev a traîné son objectif au gré des matchs et de ses humeurs, en prenant le temps de regarder ailleurs pour montrer autrement le Mondial et le pays hôte, alors que les caméras du monde entier étaient braquées sur les pelouses et les gradins.
A voir le diaporama Sergey Ponomarev, regard à part sur la Coupe du monde




