Presque deux ans et demi après le référendum sur la sortie de l’Union européenne, le gouvernement britannique a confirmé mardi en fin d’après-midi qu’un accord avait enfin été trouvé à Bruxelles sur le retrait de l’UE. Après de longs mois de négociations et plusieurs nuits blanches, un accord technique sur les conditions du divorce, et notamment sur la frontière entre la république d’Irlande et la province d’Irlande du Nord, a été finalisé.
Les détails n’ont pas encore été dévoilés, mais pourraient comprendre une forme d’union douanière qui engloberait tout le Royaume-Uni, ce qui permettrait de maintenir une fluidité absolue des échanges entre le nord et le sud de l’île d’Irlande, où se trouvera la seule frontière terrestre entre le Royaume-Uni post-Brexit et l’UE. Il s’agit d’un pas supplémentaire et significatif vers le Brexit, mais seulement d’un pas.
La Première ministre britannique, Theresa May, doit maintenant faire accepter politiquement cet accord par ses ministres, ce qui n’est pas donné tant les divisions internes sont vives. Une réunion extraordinaire du cabinet (les principaux ministres) a été convoquée mercredi à 14 heures. Mais, dès mardi soir, Theresa May a prévu de les recevoir un à un au 10, Downing Street pour tenter de les convaincre. Si elle arrive à emporter l’adhésion de son gouvernement, un sommet européen spécial pourrait être convoqué d’ici à la fin novembre pour entériner cet accord.
Ensuite, le Parlement britannique, où les conservateurs ne disposent que d’une courte majorité, devra se prononcer. Profondément divisé sur le Brexit, rien ne dit qu’il votera en sa faveur. L’accord devra enfin être validé par le Parlement européen.




