Trois jours de discussions et une déclaration optimiste. «Un accord de paix pourrait être obtenu avant le 20 avril», a déclaré dimanche l'envoyé spécial américain pour l'Afghanistan, Zalmay Khalilzad. C'est ce jour-là qu'est censée avoir lieu la prochaine présidentielle alors que l'insurrection n'a jamais été aussi menaçante en dix-sept ans de guerre. Elle contrôle près de la moitié du pays et ne cesse d'attaquer policiers et soldats afghans. Près de 30 000 d'entre eux ont été tués depuis 2015, selon Kaboul. Zalmay Khalilzad revenait du Qatar, où il a rencontré au moins deux hauts responsables talibans (et ex-détenus à Guantánamo). Les discussions n'ont pas abouti à un cessez-le-feu, rejeté par les talibans. Ces derniers ont également jugé trop court le délai de six mois pour trouver un accord global. Enfin, ils ont demandé un report de la présidentielle et la mise en place d'un gouvernement d'intérim. Depuis cet été, les Etats-Unis ont entamé des discussions directes avec les insurgés qui refusent de négocier avec le gouvernement afghan, le jugeant illégitime.
Vers la paix en Afghanistan ?
ParLuc Mathieu
Publié le 18/11/2018 à 19h56
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