Rarement on a vu tel intérêt pour des midterms, ces élections organisées à la moitié du mandat présidentiel aux Etats-Unis, que lors de celles du 6 novembre. Le taux de participation a atteint son plus haut niveau depuis 1914, avec des électeurs des deux camps mobilisés notamment par l'affaire Kavanaugh, comme par la rhétorique antimigrants assénée par Donald Trump depuis le départ de la «caravane» de Centraméricains, mi-octobre. Y étaient soumis au vote un tiers des sièges de sénateurs, la totalité de la Chambre des représentants, des postes de gouverneurs et de nombreuses législatives et consultations populaires locales. Ces élections de mi-mandat ont accouché d'un Congrès divisé, entre une Chambre des représentants à la majorité largement reconquise par les démocrates (gain net de 40 sièges par rapport à la Chambre sortante) et un Sénat qui demeure républicain, avec deux sièges supplémentaires raflés par le GOP (53-47). Le 116e Congrès, qui siégera dès janvier, se démarque par sa diversité : de nombreuses femmes, notamment les premières musulmanes et Amérindiennes, ainsi que de nombreux candidats LGBT, ont été élus députés.
Midterms, un Congrès à l’heure diverse
Publié le 28/12/2018 à 17h16
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus