«Depuis la bataille entre les factions militaires et la prise de contrôle de la région par HTS, les hôpitaux et les centres de soins se mobilisent pour affirmer leur neutralité et préserver nos activités au bénéfice de plus de trois millions d’habitants dans tout le gouvernorat d’Idlib. Nous sommes pris entre deux feux : menacés d’un côté par les violences des groupes armés, qui ne respectent pas notre indépendance, et par nos bailleurs de fonds, dont certains ont stoppé leurs financements en raison de la prise de contrôle de la région par HTS. Nous avons réagi pour préserver nos activités. Une quarantaine de centres de soins, dont certains soutenus par des organisations médicales internationales comme Médecins sans frontières, ont ainsi signé un appel proclamant leur neutralité totale face aux changements politiques et militaires en cours sur le terrain. En réaffirmant le caractère purement humanitaire de nos actions, on a appelé toutes les parties intérieures et extérieures à respecter cette neutralité. Dimanche dernier, tous les médecins et les cadres médicaux se sont rassemblés en tenue de travail devant l’hôpital national d’Idlib, brandissant des pancartes "médecins en danger". Mais malheureusement, certains centres soutenus par des fonds européens ont déjà été informés de l’arrêt de l’aide en raison de la prise de contrôle de la région par HTS.»
Témoignage
Waleed, 26 ans, à la Direction de la Santé d’Idlib «Nous sommes pris entre deux feux»
ParHala Kodmani
Publié le 18/01/2019 à 19h16
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