Ses équipes avaient annoncé un discours d'unité. Et Donald Trump a presque mis les formes, se pliant à la solennité de l'exercice pour son deuxième discours sur l'état de l'Union, mardi soir face au Congrès réuni à Washington. L'annonce principale a été l'officialisation de la tenue d'un nouveau sommet avec le leader nord-coréen, Kim Jong-un, les 27 et 28 février au Vietnam, huit mois après leur première rencontre à Singapour. Malgré ses accents rassembleurs, ce discours a surtout donné une nouvelle occasion à Trump d'égrener ses thèmes favoris, clivants pour les plus de 500 élus du Congrès, même au sein de son propre camp. Caravanes de Centraméricains arrivant aux portes des Etats-Unis, volonté affichée de faire reculer le droit à l'avortement, lutte contre le socialisme, retrait des troupes américaines de Syrie et d'Afghanistan… «Le monde envie notre économie», a-t-il asséné, insistant sur le faible chômage et la croissance robuste. Avant d'enchaîner : «Nous assistons à un miracle économique aux Etats-Unis, que seules les guerres absurdes, la politique, ou de ridicules enquêtes partisanes peuvent stopper», a-t-il ajouté dans une allusion acrobatique et inattendue aux enquêtes sur les liens entre Moscou et son équipe de campagne en 2016. Enfin, Trump a affirmé que le mur à la frontière avec le Mexique serait «construit», promettant de féroces batailles avec la Chambre à majorité démocrate pour les mois à venir.
«L’Amérique ne sera jamais un pays socialiste.»
Donald Trump président des Etats-Unis, mercredi dans son discours sur l'état de l'Union
Publié le 06/02/2019 à 20h16
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