Solidarité, tristesse, soutien… Des messages du monde entier sont parvenus jusqu'en France après l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame-de-Paris lundi soir. Face à ces images marquantes de l'église emportée par les flammes, la communauté internationale a réagi. Donald Trump était l'un des premiers à commenter les évènements sur Twitter : «C'est horrible de voir l'incendie de la cathédrale Notre-Dame à Paris. On pourrait peut-être utiliser des citernes volantes pour éteindre. Il faut agir vite.»
Des images que le maire de Londres, Sadiq Khan, a également qualifiées de «déchirantes», avant d'assurer «que Londres est dans la tristesse avec Paris aujourd'hui et dans l'amitié toujours».
Heartbreaking scenes of Notre Dame cathedral in flames.
— Sadiq Khan (@SadiqKhan) April 15, 2019
London stands in sorrow with Paris today, and in friendship always. #NotreDame pic.twitter.com/jc6z0Oc2P3
Des messages de solidarité nombreux, qui montrent le statut particulier de cet édifice dans le monde.
Un symbole
Pour le New York Times, en effet, la cathédrale n'est pas uniquement un lieu de culte mais surtout «un diamant de l'architecture médiévale gothique construit durant les XII et XIIIe siècles ; un repère non seulement pour Paris, où elle se tient fermement et gracieusement à son centre, mais aussi pour le reste du monde». Une interprétation soutenue par Angela Merkel, qui déclarait lundi soir, par le biais du porte-parole du gouvernement, qu'un «symbole de la culture européenne est en flammes». Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, parle même d'un «désastre de patrimoine et d'humanité indescriptible».
La Chancelière Angela Merkel: C'est avec une profonde tristesse que je suis les evénements à Paris. Je suis peinée de voir ces terribles images de #NotreDame, symbole de la France et de notre culture européenne, en flammes. Nos pensées vont à nos amis français. #Paris
— Steffen Seibert (@RegSprecher) April 15, 2019
Le monde s'est arrêté lundi soir pour regarder ces images. Plusieurs chaînes étrangères, comme ABC, la BBC ou encore Die Deutsche Welle, ont interrompu leurs programmes pour diffuser en direct les évènements qui touchaient «le plus grand trésor du monde», selon Barack Obama. L'ancien Président américain a rappelé qu'il était de «notre nature de pleurer quand nous voyons la perte historique, mais il en est également de notre nature de la reconstruire pour demain.»
Notre Dame is one of the world’s great treasures, and we’re thinking of the people of France in your time of grief. It’s in our nature to mourn when we see history lost – but it’s also in our nature to rebuild for tomorrow, as strong as we can. pic.twitter.com/SpMEvv1BzB
— Barack Obama (@BarackObama) April 15, 2019
Un appel à la reconstruction porté par plusieurs personnalités politiques et notamment Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol, qui a déclaré en français sur son compte Twitter que «l'incendie de Notre-Dame est une catastrophe pour la France et pour l'Europe. Les flammes ravagent 850 ans d'histoire, d'architecture, de peinture et de sculpture. Cela va être difficile à oublier. La France peut compter sur nous pour récupérer la grandeur de son patrimoine passé.»
L’incendie de Notre Dame est une catastrophe pour la France et pour l’Europe. Les flammes ravagent 850 ans d’histoire, d’architrecture, de peinture et de sculpture. Cela va être difficile à oublier. La France peut compter sur nous pour récuperer la grandeur de son patrimoine.
— Pedro Sánchez (@sanchezcastejon) April 15, 2019
A la une
Ce matin, le monde se réveille encore hébété des images de la veille. Plusieurs journaux étrangers font leur une sur l'incendie de Notre-Dame, comme le Times, qui titre «Combat pour sauver Notre-Dame». Le Tagesspiegel écrit «Notre-Dame en flammes» tandis que le Yorkshire Post reste simple : «Un incendie ravage Notre-Dame». Le Herald quant à lui préfère revenir sur les déclarations d'Emmanuel Macron, qui «jure de reconstruire la cathédrale après les ravages du feu».
Les articles sur Internet et dans la presse papier sont nombreux, rappelant la majesté de cette cathédrale, ses évènements marquants mais aussi ce qui a fait sa grandeur. El Pais rappelle notamment que «l'édifice a une grande valeur symbolique. C'est là que fût couronné Napoléon, qu'une messe fût donnée à la Libération en 1944 et qu'une célébration en hommage aux victimes des attentats de novembre 2015 fût tenue». Quant au média en ligne américain Vox, il revient sur la description de la cathédrale dans le roman de Victor Hugo (abondamment cité lundi soir) et cite la conclusion de l'auteur dans sa préface en 1831 : «L'église elle-même s'effacera bientôt peut-être de la terre». Vox rappelle ici qu'au XIXe siècle, la cathédrale, dans un triste état, fût sauvée et rénovée grâce à l'écho de l'ouvrage de Victor Hugo et espère «qu'une renaissance similaire aura lieu aujourd'hui».




