La bataille judiciaire est lancée. Jeudi matin, à Londres, Julian Assange a été entendu par la Westminster Magistrates' Court, pour la première audience consacrée à la demande d'extradition émise à son encontre par les Etats-Unis. La veille, il avait été condamné à cinquante semaines de prison pour avoir enfreint sa liberté conditionnelle en se réfugiant dans l'ambassade d'Equateur en juin 2012 (lire Libération du 2 mai). Outre-Atlantique, l'Australien est accusé d'avoir accepté d'aider Chelsea Manning, la source des documents secrets de l'armée américaine publiés par WikiLeaks en 2010, à «craquer» un mot de passe, sans d'ailleurs que le FBI ne sache s'ils y sont parvenus. Jeudi matin, le représentant de la justice américaine, Ben Brandon, a indiqué qu'Assange encourt une peine de cinq ans de prison, mais ses avocats craignent que d'autres charges ne viennent s'ajouter. Sans surprise, le chef de file de WikiLeaks, qui s'exprimait en liaison vidéo depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh, s'oppose à la demande américaine : «Je ne souhaite pas me rendre pour être extradé pour un travail journalistique qui a récolté de nombreuses récompenses, et eu un impact sur beaucoup de gens», a-t-il déclaré. Les débats ont été renvoyés au 30 mai, pour une audience de procédure, et au 12 juin pour une première audience sur le fond.
Washington veut l’extradition
Publié le 02/05/2019 à 21h06
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