En Grèce, où trois scrutins (européen, municipal et local) avaient lieu dimanche, l’interprétation des résultats des élections européennes relève du «verre à moitié plein ou à moitié vide». Certes, la Nouvelle Démocratie (conservateurs) arrive en tête, comme l’avaient prévu les sondages, en recueillant entre 30 et 33 % des voix. Reste que Syriza, le parti de gauche du Premier ministre Aléxis Tsípras, se maintient bien mieux qu’annoncé, avec 25-28 % des suffrages lors de cette élection, la première depuis son arrivée au pouvoir en 2015. La victoire de Nouvelle Démocratie lui permet surtout de miser sur ce succès en vue des législatives d’octobre. En limitant sérieusement la casse, Syriza, qui n’était qu’un parti marginal jusqu’en 2012, prouve sa capacité à rebondir. Les résultats confirment aussi la recomposition du paysage politique, avec une bipolarisation autour de ces deux partis. Les socialistes du Mouvement pour le changement, le nouveau nom du Pasok, sont loin derrière, avec 6 à 8 % des voix, un score à peu près équivalent à celui des communistes. Ils sont au coude à coude avec Aube dorée (entre 6 et 8 % des voix). Mais en Grèce, les néonazis n’ont pas profité du rejet de la gauche au pouvoir par une partie de l’électorat.
Grèce : conservateurs en tête, Syriza pas si cata
Publié le 26/05/2019 à 22h56
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