En Roumanie, les électeurs ont infligé un double revers au parti au pouvoir (PSD), empêtré dans une dérive autoritaire sur fond de réforme très contestée de la justice, qui a valu à Bucarest les mises en garde répétées de Bruxelles. Selon les estimations, le PSD perd 11 points par rapport aux européennes de 2014 et arrive au coude à coude avec le parti libéral PNL, chaque liste recueillant environ 26 % des suffrages. Une nouvelle alliance de partis d’oppositions pro-UE, USR-Plus, menée par Dacian Ciolos, surnommé le «Macron roumain», arrive en troisième position avec environ 24 % des suffrages. Depuis leur retour au pouvoir en 2016, les sociaux-démocrates du PSD n’ont eu de cesse de muscler leur rhétorique souverainiste et eurosceptique. En plus de leur mauvais score aux européennes, ils ont connu un second revers : le référendum convoqué par le président roumain de centre droit (PNL), Klaus Iohannis, en soutien à la lutte anticorruption et contre les réformes du gouvernement, a atteint le quorum requis pour être validé. Les analystes prédisaient dimanche soir une défaite de la majorité sur cette consultation populaire, que le PSD avait appelé à boycotter.
Roumanie : double revers pour le pouvoir
Publié le 26/05/2019 à 22h56
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