Bernie Sanders avait fait irruption dans la campagne de 2016 avec une série de mesures audacieuses («extrêmes», selon ses détracteurs) sur la santé, l'éducation ou l'environnement. Cette année, dans une primaire surchargée et davantage ancrée à gauche, le sénateur indépendant peine à se démarquer. «Le risque de dilution de l'étiquette progressiste existe, disait il y a quelques mois à Libération Richard Eskow, ancienne plume de Sanders. De nombreux candidats reprennent les idées de Bernie, qui va devoir trouver un moyen de se distinguer.» Sur l'éducation, c'est chose faite. A deux jours des premiers débats télévisés, Sanders a opportunément dévoilé lundi un plan radical : l'effacement total des dettes étudiantes, soit 1 600 milliards de dollars détenus par environ 45 millions d'Américains. Pour financer cette proposition ainsi que la gratuité des universités publiques, autre pilier de son programme en matière d'éducation, Sanders veut imposer une série de taxes sur les transactions financières (actions, obligations, produits dérivés) qui pourraient rapporter 2 400 milliards sur dix ans. «Le peuple américain a renfloué Wall Street, il est temps pour Wall Street de venir en aide à la classe moyenne de ce pays», a-t-il martelé. Son plan, qui n'aurait aucune chance d'être voté par un Sénat à majorité républicaine, va plus loin que ceux de ses concurrents directs. A commencer par Elizabeth Warren qui, si elle propose également la gratuité des universités publiques, conditionne l'effacement des dettes étudiantes aux revenus des emprunteurs.
Bernie Sanders : effacement de la dette étudiante
Publié le 25/06/2019 à 20h46
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus