Bien que beaucoup les considèrent comme une menace pour l'homme, plusieurs espèces de requins et de raies sont en danger d'extinction à cause des activités humaines. Les Etats de la Cites ont, par une large majorité, décidé de placer 18 nouvelles espèces en annexe II afin d'en réguler le commerce. A l'initiative du Mexique, les pays seront aussi encouragés à gérer durablement les pêcheries. C'est l'appétit pour leur viande et leurs ailerons, dégustés en soupe en Asie ou en steak en Occident, qui poussent ces animaux vers une possible disparition. Près de 100 millions sont tués chaque année dans les pêcheries commerciales, d'après le Pew Trust. Requin le plus rapide, le mako à longues nageoires (ou petit requin-taupe, Isurus paucus), dont deux espèces sont concernées par le nouvel accord, a vu sa population chuter de 90 % dans l'océan Atlantique depuis soixante-quinze ans et a presque disparu de Méditerranée. Les six autres espèces de requins et raies ciblées - dont les guitares de mer et des raies de la famille des Rhinidae - vivent le long des côtes dans l'océan Indien et près de l'Indonésie. Avec un faible taux de reproduction, toutes souffrent de la surpêche. Sur les 183 Etats membres de la Cites, 40 se sont opposés à cette décision, dont la Chine, le Japon, l'Islande et la Nouvelle-Zélande.
Requins et raies Des Victimes de la surpêche
ParAude Massiot
Publié le 28/08/2019 à 20h36
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