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Libération

Trump garde «un petit» nombre de soldats en Syrie

Publié le 21/10/2019 à 20h21

Un retrait, mais peut-être pas en totalité. Deux semaines après l'annonce inopinée du départ des troupes américaines du nord-est de la Syrie par Donald Trump, ce dernier a annoncé lundi qu'un «petit» nombre de militaires américains demeureraient sur le sol syrien. Ces 200 soldats au sol, dixit le New York Times, seraient entre autres chargés de s'assurer que les champs pétroliers et gaziers de Deir el-Zor ne soient pas à nouveau accaparés par l'EI, a assuré Mark Esper, le secrétaire d'Etat à la Défense. Les jihadistes avaient notamment pris le contrôle de ceux d'Al-Omar et de Conoco avant d'en être chassés par les Forces démocratiques syriennes (FDS), en 2017.

Si le revirement du président américain était acté, cela ne changerait rien à l’actuelle offensive turque contre les forces kurdes. Celle-ci a été déclenchée le 9 octobre, trois jours après que Trump a décidé de rapatrier les militaires américains déployés au Kurdistan syrien. Où il restait alors environ 1 000 soldats américains, membres des forces spéciales pour la plupart, qui appuyaient les FDS. Trahies par leur ancien allié, les autorités kurdes se sont depuis rapprochées du régime syrien et de son principal allié avec l’Iran, la Russie.

En parallèle, le retrait des troupes américaines se poursuit dans le Nord, le long de la frontière turque. Des dizaines de blindés ont été filmés quittant Kameshli. Où des passants se sont mis en travers de leur route, hurlant à «la traîtrise des Américains». Les convois ont rejoint une base américaine près de Mossoul, non loin de la frontière, qu'ils pourraient à nouveau franchir pour mener des opérations de contre-terrorisme, a prévenu Washington.

Luc Mathieu

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