La fin justifie les moyens. Cette maxime pourrait être inscrite au fronton du 10, Downing Street pour au moins les cinq prochaines années. Histoire de rappeler comment Boris Johnson est arrivé entre ces murs, réalisant là l’ambition d’une vie. Fin juin 2016, juste après le référendum sur le Brexit, il était donné pour fini. Il avait mené son camp vers la victoire mais, surpris, il avait refusé d’endosser la responsabilité des conséquences de ce vote. Parqué par Theresa May au poste de ministre des Affaires étrangères, à qui elle avait pris soin de retirer les dossiers les plus importants, dont celui du Brexit, il avait été humilié. Il y a six mois, il lui avait pourtant succédé. Là encore, beaucoup pariaient sur un passage éclair au poste de Premier ministre.
Vendredi à 11 heures, la reine Elizabeth II a chargé Boris Johnson, 55 ans, de former son nouveau gouvernement. Elle s’adressait au quatorzième Premier ministre de son règne mais aussi à celui qui, depuis Margaret Thatcher en 1987, a remporté la plus large majorité aux législatives. Son élection, comme celle de Thatcher ou de Tony Blair en 1997, marque un tournant significatif dans l’histoire du pays.
C'est un triomphe mais aussi une forme d'énigme. Qui est Boris Johnson qui mènera à bien ce fameux Brexit ? Comment a-t-il réussi c




