La répression s’est abattue à huis clos. Le 16 novembre, des milliers d’Iraniens ont commencé à manifester contre la hausse soudaine du prix du carburant, une mesure décidée par le gouvernement pour faire face aux sanctions américaines qui étranglent l’économie, et la population, depuis mai 2018, lorsque Donald Trump a officiellement renié l’accord sur le nucléaire conclu trois ans plus tôt. Contestées, les autorités iraniennes réagissent brutalement. D’abord, elles imposent un couvre-feu numérique, les habitants n’ont plus de réseaux pour communiquer entre eux ou avec à l’étranger. Ce silence instauré, le pouvoir réprime. Des centaines de manifestants sont tués, Amnesty International parle d’au moins 304 victimes dans son dernier bilan. Quand l’Iran revient sur Internet, environ une semaine après le début de la contestation, des vidéos montrent des scènes de chaos entre des émeutiers violents, souvent dans les quartiers populaires des métropoles ou les régions défavorisées, et des forces de sécurité qui tirent à balles réelles.
16 novembre En Iran, l’essence de la répression
Publié le 27/12/2019 à 17h11
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